Chaleur sans frontière

Un film de Ivan Goldschmidt

Sylvestre vit dans une république pauvre et instable d'Afrique.
Sous la pression de sa femme qui souhaite un avenir meilleur pour sa famille, il pense à quitter son pays et envisage le grand voyage... Le destin va lui venir en aide le jour où Albert, son neveu, lui ouvre les yeux sur la « dramatique » dépression qui sévit en Europe.
Sylvestre a alors une idée audacieuse pour servir son dessein et rejoindre la Belgique : monter une O.N.G. pour aider les «pauvres» Belges à se sortir de la crise... Quelques mois plus tard, Sylvestre débarque à Bruxelles à la tête de «Chaleur Sans Frontières», la toute première mission humanitaire Africaine en Europe.

LangueFrançais
GenreFiction
ProductionStenola Productions
CoproductionRTBF (Télévision belge), Centre du cinéma de la Fédération Wallonie Bruxelles
En développement
 
Long-métrage
     
Couleurs, 90 min environ
     

"Le film a vocation de divertir, certes, mais nous avons aussi souhaité qu’il ait une certaine densité, que la légèreté se double d’épaisseur.
Dans le climat actuel, alors que le mot « crise » est sur toutes les lèvres, nous pensons que notre sujet vient à point nommé. L’histoire d’Albert est bien placée pour toucher, d’autant qu’elle réside sur un mécanisme de comédie efficace : l’inversion des rôles. Dans notre proposition tout est à l’envers : les Africains volent au secours des Européens, les pauvres aident les riches, le demandeur d’asile demande l’expulsion !
Le spectateur aime être remis en question, surtout quand c’est par le truchement de l’humour et du deuxième degré… Avec ce film, il sera servi puisqu’on va le confronter à une troupe d’Africains qui a cette audace, l’outrecuidance de venir proposer autre chose en bouleversant le sacro-saint rapport Nord-Sud. Une bonne occasion de bousculer quelques belles certitudes, remettre en cause l’hégémonie des uns sur les autres et questionner l’ordre établi.
Les spectateurs le disent souvent, avec tous les problèmes qu’ils rencontrent dans la vie, ils veulent avoir un bon moment, se changer les idées… Eh bien, nous, pour leur changer les idées on va leur renvoyer la crise à la face! Et avec la vision qu’on en a, on espère bien qu’ils riront doublement… De la situation, mais aussi d’eux-mêmes.
Tout au long de l’écriture, nous avons veillé à garder une certaine légèreté malgré l’aspect plus « politique » sous-jacent à l’histoire. Notre objectif étant de titiller les esprits sans tomber dans un discours moralisateur. On écorche, on égratigne, mais nous n’amenons pas de réponses définitives.
Il était important, à nos yeux, de ne pas renvoyer tout le monde dos à dos… Nous avons pris soin d’éviter manichéisme et raccourcis du genre les « bons Africains » et les « mauvais Européens »… Dans le film, tous les protagonistes ont des choses à gagner et à perdre.

Nous souhaitons, en plus, ajouter une dimension d’un autre ordre : la poésie que notre anti-héros des temps modernes, Albert, amène avec toute son équipe. Cette poésie contenue dans la philosophie africaine que le vieux Muzé incarne et distille dans chacune de ses phrases. Cette poésie qui surgit quand l’Homme est confronté à un monde nouveau et inconnu, faisant naître contradictions et bizarreries. Comme la neige que découvrent nos héros, le froid ou la crise qui, à leurs yeux, n’en est pas vraiment une en comparaison de ce qu’ils connaissent. Ces découvertes amènent des cocasseries touchantes aux effets quelques fois jubilatoires. Ainsi, dans cette histoire qui prend à contre-pied le cours normal des choses, il y a toutes les raisons de faire poindre l’insolite et donner au film son charme propre…"

Ivan Goldschmidt, Jean-Luc Pening et jean-Luc Goossens

Équipe Technique

ScénarioIvan Goldschmidt, Jean-Luc Pening et Jean-Luc Goossens
RéalisationIvan Goldschmidt
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