Farrasha W’addet

Un film de Julia Varga

Farrasha W'addet - Un Papillon est passé est issu du voyage immersif de la réalisatrice dans Manchiet Nasser, célèbre quartier des chiffonniers du Caire, en Egypte. Filmé sur place depuis 2010, le film est l'aboutissement d'une longue et complexe expérience de découverte d'une communauté dont la vie quotidienne est profondément influencée par des interventions politiques de grande échelle. C'est une ville dans la ville, une société très concurrentielle et fortement hiérarchisée où l'initiative personnelle et l'entreprise familiale tiennent une place centrale. Ses habitants, qui sont coptes, sont stigmatisés autant pour leur proximité avec les déchets qu'ils recyclent qu'en tant que minorité religieuse.

LanguesEgyptien, Copte, Français
ProductionStenola Productions
Co-productionTake Five, Spectre Productions, Khiasma, Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie Bruxelles
2017
 
Documentaire
     
HD, Couleurs, 52 min
     
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« Farasha W’Addet – Un Papillon est passé est né de mon envie de pénétrer la communauté des chiffonniers coptes du Caire, et de rendre compte des événements qui bouleversent la vie politique actuelle de l’Egypte. A travers ce projet, je voudrais saisir les espoirs de cette communauté à la suite des changements radicaux apportés par le renouvellement du régime politique lors de la Révolution de 2010.

Mon approche de l’écriture et de la réalisation documentaires s’ancre dans un principe d’immersion, selon ma volonté d’utiliser la situation qui m’entoure comme matière essentielle de ma méthode cinématographique. Pour ce faire, je reste sur le lieu de tournage pendant de longues périodes et travaille avec une équipe réduite d’assistants et d’artistes locaux. Ainsi, mon travail épouse le flux de la vie quotidienne des protagonistes, afin de comprendre au mieux possible comment leurs histoires personnelles interagissent avec le contexte social et politique dans lequel ils évoluent.

J’évite de mener des entretiens formels, et j’essaye d’établir des relations directes, de saisir des expressions et des réactions spontanées. C’est aussi pour cela que je laisse mes interlocuteurs s’exprimer dans leur langue maternelle, respectant les subtilités des dialectes. Je limite la mise en scène du tournage à un choix de positionnement, de cadrage et de durée, pour que la transformation des personnes filmées en de véritables personnages soit, paradoxalement, la plus naturelle possible. »

Julia Varga

Équipe Technique

RéalisationJulia Varga
ImageJulia Varga
SonMahmoud Zaghoul
Montage imageAlexandra Melot
ProducteursOlivier Marboeuf, Anton Iffland Stettner, Eva Kuperman, Alon Knoll, Gregory Zalcman
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