Res publicae

Un film de Chris Pellerin

Au sein d'un hôpital, un service de dialyse.
Une équipe qui remplit difficilement sa mission : soigner. Parmi les patients, un tiers d’origine étrangère et demandeurs d’asile pour des raisons médicales. Ils souffrent d'insuffisance rénale en phase terminale et sont condamnés à la mort s’ils ne reçoivent pas les traitements adéquats.
Face à ce service de dialyse et ces patients, une institution : l'Office des Etrangers du service Public Fédéral qui applique les lois d’une politique migratoire de plus en plus ferme.

CatégorieDocumentaire
LangueFrançais
ProductionStenola Productions
En développement
 
Documentaire
     
Couleurs, 52 min.
     

"Ce projet de documentaire est né d’un sentiment commun partagé avec le professeur Karl Martin Wissing, médecin en chef du service d'hémodialyse du CHU Brugmann. Alarmés par le contexte actuel de politique migratoire qui se durcit depuis 2012, il y avait comme une urgence d'agir : les refus systématiques de régularisation des patients qui sont soignés au sein de son service.

La logique de cette politique migratoire appliquée à ces patients menace de manière permanente ce service qui sait pertinemment que les patients, une fois de retour dans leurs pays, seront condamnés à mourir. Ce service qui peut retarder la mort par les soins adéquats prodigués, mais qui ne peut empêcher l’application des décisions de l’Office des Etrangers du Service Public Fédéral. A l’intérieur de ce service de dialyse se répercutent les conséquences de la politique actuelle face au flux migratoire.

Ces personnes sont venues en Belgique pour raison de santé, par nécessité de survie afin de pouvoir recevoir les traitements nécessaires pour faire face à leurs maladies chroniques graves, traitements qui n'existent pas dans leur pays ou sont difficilement accessibles. L'inextricable de leur réalité : rester en vie au prix d'être séparé de leur femme, de leur mari, de leurs enfants depuis de nombreuses années. Certains bientôt sont, et d'autres seront, sans domicile fixe. Ils demeurent ici car ils veulent vivre. Tous ont en commun de venir de pays où la survie, même sans maladie, est affaire de quotidien. Arménie, Albanie, Ghana, Roumanie, Soudan, et Kosovo. Guerre, conflits, corruption et pauvreté. Tous ont vu la mort d’autres dialysés dans leurs pays d’origine pour cause des traitements inadéquats. Ils ont du mal à se livrer et sont en situation de grande précarité et de détresse parce qu’à tout moment, ils peuvent se voire signifier une reconduite aux frontières."

Chris Pellerin

x